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La sécurité affective du jeune enfant



lundi 1er avril 2019, par cp10.maternelle

Pour permettre cette sécurité que recherche chacun d’entre nous, celle dont les enfants ont impérativement besoin, Brigitte Münch nous propose de les accueillir véritablement. La qualité de cet accueil nécessite de considérer chaque enfant comme une personne et de lui montrer qu’il est attendu pour lui-même, avec son univers intérieur, sa personnalité, ses intelligences préférentielles, son histoire.

Le groupe n’existe que si l’on s’occupe d’abord des personnes. La manière dont on se comporte va influer sur le comportement des enfants, elle va créer des liens transversaux qui peuvent fédérer un groupe sans le contraindre. Alors les enfants eux-mêmes peuvent participer à l’accueil des autres, de leurs difficultés, de leurs fragilités et faire avancer le groupe et les personnes.


Entre 3 et 5 ans, l’enfant a besoin de temps pour construire son monde. 
Il le forge avec l’image qu’on lui renvoie, il ne peut pas donner tort à l’adulte. Si les retours sont négatifs il intègre progressivement qu’il est défaillant.

Lorsqu’un enfant est en opposition délibérée, c’est souvent qu’il considère que c’est la meilleure attitude défensive pour lui. S’il est reconnu pour ce qu’il est, il acceptera plus facilement les contraintes ; s’il est confirmé dans sa personnalité, il s’ouvrira plus facilement au monde, sinon il résistera.

Il est donc nécessaire de laisser le temps à l’enfant de venir vers les apprentissages, d’accepter que ce chemin soit différent pour chacun. Le paradoxe est que finalement l’efficacité se réalise avec le renoncement à l’efficacité en pratiquant une forme de lâcher-prise attentionné.

Il est peu habituel que l’on évoque la vie affective à l’école. Brigitte Münch nous en parle simplement : veiller au bien commun, transmettre de la joie, être indulgent, bon, présent, compatir, faire grandir l’autre, permettre l’épanouissement. 


Faire vivre ces mots, être pleinement présent, reconnaître chaque enfant pour ce qu’il est, le placer en sécurité affective dès son entrée à l’école, c’est assurément donner du sens à l’école et à la société.

Les trois questions de CANOPE 
à Brigitte Münch : 



1) Qu’est-ce qu’une éducation bienveillante ?

2) Peut-on concilier bienveillance et autorité ?

3) En quoi l’haptonomie permet-elle de penser une école bienveillante ?