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ELVE- pourquoi privilégier l’oral et la compréhension orale en anglais

jeudi 9 janvier 2020, par Battelier Sophie

Le guide Bleu " Osons les langues" publié en juillet 2019 précise l’importance de l’oral dès le cycle 1 ;

Voici des extraits : P13 à 21 

1-Apprendre une langue pour communiquer ? Communiquer pour apprendre une langue ?

Le CECRL a mis en avant la nécessité de communiquer en langue vivante pour réaliser des actions avec les autres. La dimension sociale de l’apprentissage est devenue primordiale. Dans cette perspective, on retiendra que la communication s’effectue en contexte, avec une intention spécifique qui lui donne un sens (s’informer, communiquer une information, convaincre, distraire, etc.) et enfin qu’elle est multimodale (on parle de canal verbal, vocal ou gestuel).

Par ailleurs, la communication s’appuie sur plusieurs composantes : la linguistique (le lexique, la grammaire, la phonologie, l’orthographe), la socio-linguistique (les codes sociaux de la communication) et enfin la pragmatique (les aspects fonctionnels, interactionnels et discursifs).

L’apprentissage d’une langue passe donc par une mise en action, pour réaliser un projet par exemple. Cette réalisation s’appuie alors sur la motivation, c’est-à-dire le fait d’avoir envie. La notion de plaisir est primordiale et celle-ci dépend largement du sentiment d’auto-efficacité. Selon le chercheur Albert Bandura, le fait de « se sentir capable de » est l’essence même de l’action et de la capacité à persévérer. Les recherches menées dans les classes de primaire semblent avoir ceci en commun que les élèves qui étudient les langues sont toujours très enthousiastes. Les freins qui existent parfois dans les autres disciplines sont souvent levés lors de la séance de langues, comme si le passage à une autre langue permettait de remettre les compteurs à zéro.

2-Pourquoi privilégier l’oral à l’école ?

L’oral occupe une place privilégiée à l’école élémentaire. Il n’est pas utile (ni souhaitable) d’introduire trop rapidement l’écrit, qui intervient dans un second temps, une fois que les connaissances sont fixées à l’oral. Les spécificités phonologiques des langues, et notamment les différences qui existent entre graphie et phonie, viennent compliquer la compréhension de l’oral si l’écrit est introduit trop tôt. Il a été montré qu’en anglais 25 % des mots qui sont reconnus à l’écrit ne le sont pas à l’oral. Quant à l’orthographe des mots, elle peut perturber la lecture, notamment en anglais, langue dans laquelle graphie et phonie entretiennent une relation complexe, car un même phonème peut s’écrire de différentes façons ou un même graphème peut se prononcer de plusieurs manières.

Pour l’apprentissage des langues vivantes, les professeurs peuvent s’inspirer des démarches pédagogiques mises en œuvre à l’école maternelle, telles que le travail de compréhension qui est proposé pour la lecture d’albums, l’apprentissage de chants ou de comptines ou encore le travail en ateliers dans lesquels les élèves peuvent échanger en langue étrangère. En effet, les activités réalisées en binômes ou en petits groupes sont l’occasion pour les élèves de mettre en pratique les éléments linguistiques et culturels travaillés au préalable avec le professeur. On retrouve ici les trois activités langagières orales privilégiées à l’école élémentaire : la compréhension, l’expression et l’interaction.

L’écrit peut être introduit progressivement au cours du cycle 2 ; il est présent sur les affichages, sur la couverture des albums lus avec les élèves, sur les documents montrés ou projetés. Le repérage de mots fixés à l’oral et devenus familiers aux élèves peut faire l’objet d’une réflexion sur le lien graphie-phonie, en privilégiant les régularités dans la prononciation. Au-delà de la reconnaissance de mots ou de collocations (association habituelle d’un mot
à un autre au sein d’une phrase) déjà manipulés à l’oral ou rencontrés dans les histoires
ou comptines, la compréhension de l’écrit et l’écriture de textes sont introduits au cycle 3
en s’appuyant sur les acquis du cycle 2

3- La musicalité de la langue : L’oral dans toutes ces dimensions

AM Voise : écoute et prononciation à l’école primaire, CNESCO

Compte tenu de ces éléments, il est pertinent de s’attacher en premier lieu au travail sur
la musique de la langue, avant les sonorités à proprement parler. Pour l’anglais, il s’agit d’entraîner les élèves à la perception et à la production des schémas intonatifs et rythmiques, c’est-à-dire l’alternance entre temps forts et temps faibles. Pour ce travail sur le rythme, il est alors intéressant d’engager le corps de l’enfant afin qu’il puisse s’exprimer pleinement.

Enfin, il convient de sensibiliser les élèves aux phonèmes spécifiques à la langue étudiée
afin qu’ils prennent conscience des similarités et des différences. Par exemple, le français
et l’anglais ont le même nombre de graphèmes (6 voyelles et 20 consonnes), mais le nombre de phonèmes est différent. Il y en à 36 en français, dont 16 voyelles, 18 consonnes et 3 semi- voyelles. En anglais, il y en a 44, dont 12 voyelles, 8 diphtongues et 24 consonnes. Certains phonèmes sont communs aux deux langues tandis que d’autres existent dans une langue
et pas dans l’autre. Jusqu’à l’âge de 10-11 ans, les élèves sont particulièrement réceptifs à ces différences et il est important de les entraîner à discriminer ces sons puis à les produire. Pour cela, ils doivent exercer leur appareil articulatoire, dans un travail de « mise en bouche », grâce à des activités théâtrales, des chants ou des comptines.

4- L’interaction orale : la plus importante

L’interaction langagière de l’oral, et sans doute la plus importante. Car c’est dans les interactions, qui sont fondamentalement sociales, qu’on apprend une langue, que ce soit sa langue maternelle ou les langues étrangères. L’interaction est au cœur de la communication, car elle se réalise dans les relations interpersonnelles que les interlocuteurs établissent pour atteindre des objectifs, eux-mêmes négociés au travers d’échanges co-construits. Pour toucher son but, le locuteur doit engager des actions qui seront interprétées par son interlocuteur. Celui-ci doit, à son tour, répondre aux actions du locuteur. Les interactions orales sont ainsi des actions sociales qui impliquent l’intervention et la prise en compte de partenaires.

D’aures pistes et liens pour travailler la Compréhension orale avec vos élèves .

http://lewebpedagogique.com/englishonline/livres-interactifs-didapages/

 http://cms.ac-martinique.fr/circonscription/saintjoseph/articles.php?pg=141 : une sélection de didapages à consulter dont un récapitulant des chansons adaptées au premier degré en anglais

Vous pouvez également consulter les podcats de la Martinique

Vous trouverez sur cette page le tableau publié au B.O du 29 août 2002 énumérant les fonctions langagières requises dans l’apprentissage de l’anglais en primaire.

Pour chaque fonction, une situation (monologue, dialogue, saynète) enregistrée par des assistants. Les situations sont généralement proposées en 2 versions, la première pour une compréhension orale en classe (C.O), la seconde à proposer en test.

Page 1 : http://pedagogie2.ac-reunion.fr/cyberproflv/index_fichiers/Podcaz_primaires_anglais_1.htm

Page 2 : http://pedagogie2.ac-reunion.fr/cyberproflv/index_fichiers/Podcaz_primaires_anglais_2.htm

Voir en ligne : : Des podcast en langues couvrant l’ensemble du programme de primaire